Quand la peau devient mature (partie 3)

Afin de clore notre cycle sur le vieillissement de la peau, nous vous proposons aujourd’hui le 3ème et dernier volet sur ce thème.

Ce 3ème volet abordera les facteurs comportementaux qui jouent sur la maturité de la peau.

Les facteurs comportementaux

–   Tabac
–   Comportement alimentaire
–   Stress

Le tabac :

Les méfaits du tabac sont connus depuis l’apparition des premières cigarettes. Solly (1856) décrit :

–   un teint cireux, jaunâtre
–   atrophie, cutanée et sous cutanée
–   rides profondes et marquées
–   alopécie (chute de cheveux ou poils)

Une récente étude clinique menée sur 2 jumelles (avec donc le même capital génétique), vivant dans la même région, avec le même type d’activité professionnelle, une alimentation similaire et une exposition équivalente au soleil, MAIS l’une fumeuse l’autre pas,  ont démontré l’aggravation de la taille et de la profondeur des rides chez la jumelle fumeuse.


Les fumeurs ont ainsi un risque plus élevé d’aborder un excès de rides que chez les non fumeurs.

Le tabac agit sur le vieillissement de la peau  car il réduit la circulation sanguine au niveau des capillaires, entrainant  une baisse de l’apport en oxygène et en nutriments ce qui interfère avec le renouvellement des cellules. La  fumée de cigarette a de plus un rôle pro-oxydant et pro-inflammatoire : ses composants (goudron, monoxyde de carbone,  substances irritantes aldéhydes, nicotine…) endommagent les fibres de collagène et d’élastine du derme, réduisant l’élasticité du tissu. Attention donc au tabagisme passif !!

(Visuel: substances toxiques rejetées par la fumée de cigarette)

..
Le vieillissement cutané dû au tabac est variable selon le nombre de paquets et années de cigarettes consommées. Les gros fumeurs (>50 paquets/années) auraient 4,7 fois  plus de risques d’être ridés que les non fumeurs. Ces risques seraient aggravés avec l’exposition solaire : le fait que les rides du fumeur se développent essentiellement sur les zones photo-exposées et soient nettement moins fréquentes chez les peaux noires amènent à penser que le tabagisme serait un facteur aggravant du photo-vieillissement en ayant une action synergique avec les UV. Nous restons prudents sur ce sujet car la littérature à ce propos manque encore d’études à grande échelle pour confirmer cette tendance.

Le comportement alimentaire :

Les excès,  comme les carences alimentaires, lorsqu’ils deviennent chroniques, provoquent des altérations cutanées semblables à celles que l’on décrit dans le vieillissement cutané.
Parmi les excès les plus dommageables pour la peau, on citera :

–   la consommation excessive de sucres à indice glycémique élevé qui dégradent les protéines de la peau (phénomène connu sous le nom de glycation)

–    l’excès d’alcool qui engendre des troubles vasculaires et de coagulation ayant un effet néfaste sur la peau (rosacée) et concourt au creusement des rides en déshydratant la peau.

Les carences les plus connues et qui concourent au vieillissement précoce de la peau concernent la vitamine C et la vitamine D.

  L’absence de vitamine C diminue fortement la capacité prolifératrice des fibroblastes (cellules qui produisent le collagène et l’élastine de la peau), conséquence : la peau cicatrise moins bien et vieillit plus vite.
Où la trouver ? les recommandations européens conseillent un apport quotidien de 75mg càd 2 citrons, ou 1 orange et demi, ou 1 kiwi, ou une demi- goyave ; ou 100 à 150g de légumes crucifères (choux, cresson, brocolis…), ou 50g de poivron rouge.

Attention,  la vitamine C résiste mal à la chaleur et se dissout dans l’eau de cuisson, préférez donc les légumes cuits à la vapeur,  ou mieux encore,  privilégiez les légumes ou fruits frais !

Quant à la vitamine D, elle influence plus de 200 gènes ce qui explique son importance dans de nombreuses maladies lorsqu’elle vient à manquer.  Au niveau de la peau, elle agirait sur l’ADN : des chercheurs du Collège de Londres ont démontré que les femmes ne subissant pas de carence de vitamine D auraient des télomères plus longs que les autres. Les télomères constituent l’extrémité de chaque chromosome, leur longueur décide de la durée de vie de nos cellules, on peut donc comprendre l’effet bénéfique de cette vitamine sur le vieillissement.
L’origine principale de la carence est le manque d’ensoleillement car ce sont les UVB qui la synthétisent dans notre corps. Les carences par défaut d’apports nutritionnels ne représentent qu’une faible proportion. L’âge et l’obésité entrainent une diminution de cette synthèse également.
Le soleil constitue donc  la source majeure de supplémentation. On estime qu’il faut exposer, sans écran solaire, les avant-bras, le dos des mains et le visage dix à quinze minutes par jour entre 11 heures et 14 heures pour un phototype clair (phototype 1, 2, 3) à la latitude de Toronto. Cette durée doit être augmentée pour un phototype foncé (phototype 4, 5 et 6) et adaptée en fonction de la latitude. Ainsi l’organisme synthétise et stocke assez de vitamine D d’avril à octobre pour ses besoins hivernaux dans des conditions normales d’exposition solaire.
Nous insistons particulièrement sur la durée de cette exposition qui ne doit pas se prolonger au-delà de 15mn car les UVB sont les rayons qui provoquent les coups de soleil et sont agressifs pour la peau.
Pourquoi les phototypes foncés doivent s’exposer plus longtemps ?  Tout simplement parce qu’ils ont plus de mélanine que les peaux claires et la mélanine est un barrage naturel aux UV. Les UV traversent moins la peau et donc synthétisent moins la vitamine D.

Le stress :

Enfin il existe une corrélation entre stress chronique et vieillissement cutané. Une longue période de stress psychologique réduirait la vie des cellules, au point de provoquer un vieillissement prématuré de dix ans, selon des chercheurs américains. Ils se basent sur l’étude de  58 femmes de 20 à 50 ans dont 39 mères d’enfants gravement malades et 19 mères d’enfants sains. Ils ont démontré que les mères les plus éprouvées psychologiquement ont les télomères les plus courts en moyenne, comparé aux mères non stressées. Toutefois ils ne savent pas expliquer exactement comment le stress affecte le corps et le moral.

Heureusement nous pouvons nous protéger de ce stress en adoptant un mode vie équilibré :

–     Manger sainement en privilégiant les fruits et les légumes ainsi que les protéines végétales.
–    Pratiquer un exercice physique régulier : 30mn/jour
–    Se détendre par des techniques de relaxation (acupuncture, yoga, tai chi, pilates…)
–    Et surtout se faire plaisir en faisant le plus possible ce que nous aimons faire : voyager, peindre, se balader en montagne, dévorer des films, faire la cuisine … !

C’est sur cet article que nous achevons notre cycle exploratoire du vieillissement cutané. N’hésitez pas à nous faire par de vos commentaires et de vos interrogations, nous serons ravis d’interagir avec vous !

(Source : Présentation COSMED Pr Humbert, wikipédia, source interne, sites médicaux)

 

Les précédents posts:

Quand la peau devient mature (1)

Quand la peau devient mature (2)

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2 réponses sur « Quand la peau devient mature (partie 3) »

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